Le système accentuel du français et sa valeur stylistique
TABLE DES MATIERES
Introduction__________________
Chapitre 1.
- Le système accentuel du français et sa valeur stylistique_______________3
- . Qu’est ce que c’est que l’accent du français ?____________________
3 - . Les fonction de l’accent______________________
______________6 - . L’accent primaire et l’accent secondaire____________________
____8 - L’accent d’insistance__________________
____________________11
2. La norme de la prononciation ______________________________
2.1.
Le rythme, la pause, la mélodie_______________________
2.2.
Intonation et discours______________________
Chapitre 2.
- Les traits phonétiques du français populaire général________________16
- La variation individuelle et la variation sociale____________________17
- Variation dialectale____________________
_____________________17 - Accent « populaire », régionaux et ruraux________________________
18 - Accent familier et accent populaire.____________________
__________19 - Typologie du style radiophonique et télévisuel.___________________
_20 - L’utilisation dans la pratique pédagogique___________________
_____21
Conclusion____________________
Résumé________________________
Références blibliographiques_____________
INTRODUCTION
Ajourd’hui la langue est au coeur de notre vie sociale mais on n’en a pas toujours une claire conscience. La parole, comme toutes les autres, a son dévéloppement régulier et ses lois organiques. La langue française est obligée à la langue latine qui a fait une grande contribution dont on peut observer même de nos jours - des changements profonds, mais réguliers dans la forme des mots, des altérations dans la nature des voyelle, des modification dans le système de formation des composés et dérivés. L’accent français est aussi un emprunt à la langue latine. L’accent est purement rélatif. De plus l’accent est susceptible de changer de place suivant les modifications apportées au mot ou à la phrase où il se retrouve .
L’accent est la notation de ce qu’il y a de musical dans la prononciation, de la mélopé du langage. Il distinque en effet les syllabes sur lequelles on doit éléver la voix de celle sur lesquelles on doit l’abaisse, et procure ainsi, en faisant alterner les sons aigus et les sons graves, un chant qui lui a valu son nom.
L’accentuation de la langue française est un de ses caractères essentiels, et contribue beacoup à déterminer sa nature et son génie.
J’ai choisi ce sujet, car l’accentuation française joue le grand rôle dans la prononciation et cette question reste toujours actuelle, pour que la pronontiation soit pure et correcte.
Je voudrais faire le survol descriptif et explicatif de l’accent français pour mettre en relief l’étroite solidarité qui l’unit au rythme et à l’intonation dans leur comportement fonctionnel et leur étroite parenté. De plus, montrer que l’intonation, le rythme, les pauses donnent aussi ‘l’accent’ à la langue et ce sont porteurs de sens.
Objectif: apprendre la question sur l’accentuation dans la langue française contemporaine .
Objet à étudier: la langue française moderne
Le sujet de l’étude consiste à l’ouverture des traits particuliers de l’accantuation française, de son importance.
La structure de l’étude. Cette thèse se compose d’une introduction, de 2 chapitres, une adjonction avec deux enregistrements consacrés à la prononciation des annonceurs, d’une conclusion, d’un résumé en ukrainien, et d’une liste de la littérature utilisée.
CHAPITRE 1
- Le système accentuel du français et sa valeur stylistique
1.1 Qu’est-ce que l’accent du français?
Pour désigner ce que les romanistes appellent ‘accent tonique’, les phonéticiens et les linguistes disent accent car le mot tonique signifie ‘de hauteur’, et il n’est pas souhaitable de lier un terme de fonction à un terme de réalisation.
Selon Martinet «L’accent est la mise en valeur d’une syllabe et d’une seule
dans ce qui représente, pour une langue donnée, l’unité accentuelle». Pour les
linguistes, en général, l’accent établit une hiérarchie de syllabes, un contraste sur l’axe syntagmatique et a une fonction démarcative ou distinctive dans certaines
langues.
Certains auteurs affirment que les langues à accent fixe sont des langues sans
accent. Le principal argument qui soutient cette thèse est que l’accent n’assume
pas de fonction distinctive dans les langues à accent fixe. Hjelmslev fut
l’un des premiers à considérer la langue française comme langue sans accent.
Togeby considère que l’accent fixe du français ne peut assumer de fonction sémantique et morphologique et, qu’il n’est donc pas phonologiquement distinctif. Pilch considère que le français est une langue où l’accent n’a pas de fonction linguistique.
Pour Pilch:
Le critère opérationnel qui caractérise une langue sans accent est qu’elle
n’admet pas d’oppositions entre deux séquences de phonèmes identiques ayant
des frontières de mot à des endroits différents.
D’après Fónagy, dans
L’exemple que Pilch cite pour illustrer sa thèse ‘six lapins vs s’il a peint’
l’homorythme n’est pas de rigueur. Les adjectifs numéraux attirent souvent
l’accent, ce qui permet de distinguer / silap~ε / de / sila’p~ε /. [7]
Dans une perspective différente, certains auteurs soutiennent que c’est l’absence d’un accent de mot au profit d’un accent de groupe qui caractérise les langues sans accent. Carton affirme que si beaucoup de francophones ont l’impression que leur langue est sans accent tonique, c’est parce que l’unité accentuelle est élastique. [3]
Voici quelques exemples pour illustrer cette théorie
- Il regarde l’étable? [il rə gardə letabl?]
- Il regarde les tables? [il rə gardə le tabl?]
- Le portail est ouvert. [lə pɔrtaj jɛ’ tuvɛr]
- Le portail est tout vert. [lə pɔrtaj jɛ ɛtu’ vɛ:r]
Ces phrases perdent leur ambiguïté avant la fin de la phrase grâce aux indices de segmentation prosodique qui marquent la fin des groupes phonologiques.Dans la première phrase la coupure se trouve après: ‘regarde’ et, dans la deuxième après ‘les’. En ce qui concerne la ‘troisième phrase’, la frontière se trouve après ‘est’;
tandis que dans la quatrième, après le quantificateur ‘tout’ qui demande une pause. Il s’agit là d’un problème morphosyntaxique.
L’accent de mot disparaît au profit de l’accent de groupe; l’accent permet de
distinguer:
/ il rə gardə ‘ letabl / il rə gardə le’ tabl /
/ lə pɔrtaj jɛ’ tuvɛr / lə pɔrtaj jɛ ɛtu’ vɛ:r /
Il convient d’adopter un critère de segmentation qui soit valable pour les différentes unités linguistiques constituées à partir de l’organisation du message -facteurs syntaxiques-, de l’apport d’information -facteurs sémantiques-, et de la situation de communication -facteurs pragmatiques.
Le français est une langue à accent fixe, la place de l’accent se place toujours sur la dernière syllabe du mot isolé ou du groupe, du syntagme dans lequel il est inséré: Jolie // jolie poupée (sur la dernière syllabe du syntagme).
Le français est une langue à accent syntaxique,l’accent ne porte pas sur un mot comme l’italien, où tous les mots lexicalement pleins portent un accent. En français l’accent porte sur un syntagme.
En français il faut distinguer deux types d’accent, un accent dit interne, non emphatique, et un accent dit externe ou emphatique lié à des facteurs expressifs et intellectuels, alors que le premier est purement linguistique.
L’accent interne frappe la dernière syllabe du mot isolé (l’avant-dernière si elle comporte un [ɛ]): Fillette; blanquette; garçon, ou la dernière syllabe du groupe dans lequel il est inséré: Un petit garçon.
Notre unité accentuelle, c’est le groupe, non le mot.
Tout le problème est alors celui de la délimitation de ces groupes. S’il existe en effet des interdits, il n’existe pas de règle pour les définir. Les interdits concernent les mots dits clitiques qui sont nécessairement atones, comme les déterminants ou les pronoms personnels. Ces clitiques sont des proclitiques,c’est-à-dire qu’ils s’appuient en quelque sorte sur le mot qui les suit et qui,pouvant porter l’accent, présente une syllabe dite, selon P. Garde, accentogène (unités, susceptibles d’être définies syntaxique et sémantiquement, qui portent l’accent dans certains contextes): Je le sais.
Les interdits sont aussi en fonction de la construction syntaxique. Ainsi, il est possible de séparer le substantif de l’adjectif qui le suit, et de placer deux accents dans un groupe comme Un concert merveilleux.
Mais on ne pourra pas séparer l’adjectif du substantif qui le suit, et un groupe comme Un merveilleux concert ne pourra porter qu’un accent sur le dernier mot. En dehors de ces cas, plusieurs placements d’accent sont possibles selon l’indépendance plus ou moins grande que l’on attribue aux groupes. Soit la
phrase de Gérard de Nerval:
Comment peindre l’étrange désespoir où ces idées me réduisirent peu à
peu? Un mauvais génie avait pris ma place dans le monde des âmes; -pour
Aurélia, c’était moi-même, et l’esprit désolé qui vivifiait mon corps, affaibli,
dédaigné, méconnu d’elle, se voyait à jamais destiné au désespoir ou au néant.[20]
Si la ponctuation impose le placement d’accent sur: comment, désespoir, où, peu à peu, rien ne s’oppose à ce que les groupes ainsi délimités soient eux-mêmes subdivisés et à ce que l’on place des accents par exemple sur: comment, l’étrange, désespoir, ces idées, peu à peu.
Comment peindre l’étrange désespoir où ces idées me réduisirent peu à peu?
Après avoir vu l’importance de la place de l’accent, il convient d’étudier ses fonctions.
1.2. Les fonctions de l’accent
Du point de vue fonctionnel un accent assume les fonctions variées dont il dispose parce qu’il est en opposition avec un autre type d’accent qui aurait pu être à sa place. Ces unités ont un sens dans la chaîne parlée. Il s’agit de considérer les traits prosodiques dans leur continuum; l’intonation doit être étudiée dans cette perspective.
C’est ici une affaire d’interprétation. Les fonctions de cet accent sont multiples. Nous avons affaire en premier lieu à une fonction démarcative, puisque, frappant toujours la dernière syllabe d’un groupe, il en signale une des frontières. Cette fonction permet des levées d’ambiguïté: par exemple dans le groupe un patient assistant, selon que le substantif est assistant ou patient, l’accent sur patient sera possible ou non. Il s’agit en second lieu d’une fonction contrastive, qui se traduit par la mise en relief de la syllabe accentuée par rapport aux syllabes atones qui l’entourent. Enfin, c’est peut-être là son rôle essentiel, l’accent joue un rôle dans l’intonation, puisqu’il tombe sur la dernière syllabe du groupe intonatif et en quelque sorte souligne l’effet de relief mélodique.
L’accent externe ou emphatique est également fixe, mais frappe cette fois la première syllabe d’un mot:
Je n’ai pas dit boulette, j’ai dit poulette.
Il a vu une balise, pas une valise.
Un seul phonème oppose: châtain de satin.
Elle a dit croissant et pas trois cents.
C’est le chouchou, pas le joujou
Ses fonctions sont les mêmes que celles de l’accent interne (contrastive et démarcative). Il présente de surcroît une fonction d’insistance ou de mise en relief expressive.
L’accent permet de repérer des patrons internes différents:
- impossible / impossible.
Pour Fernand Carton,
L’accent à fonction purement contrastive n’existe plus en français contemporain. Pour Rossi et Di Cristo, ce que nous continuons à appeler ‘accent’ est un fait d’intonation. En effet, il (l’accent) assume une fonction démarcative: il est final de groupe. Soit une phrase simple: ‘elle a acheté une robe très courte’: il y a trois unités de sens. Mais ces unités sont élastiques: je peux placer trois proéminences accentuelles, ou n’en mettre que deux (té et court’), ou même, en parlant très vite, une seule (court’). [3]
Les phonèmes, unités minimales de la chaîne parlée, analysables en traits articulatoires et acoustiques, assurent une fonction distinctive dans la langue. Ils se combinent en unités de rangs supérieurs: la syllabe et les groupements de syllabes (mots phoniques, groupes rythmiques, groupes de souffle) appelés unités suprasegmentales dans la linguistique américaine et prosodèmes dans les études européennes. Le terme prosodie désigne le domaine de la phonétique qui étudie ces unités, leurs caractéristiques physiques et leurs fonctions linguistiques.
On classe dans la prosodie tous les faits de parole qui n’existent pas dans le cadre phonématique, c’est-à-dire qui échappent à la deuxième articulation. Physiquement, il s’agit en général de faits phoniques nécessairement présents dans tout énoncé parlé: l’énergie avec laquelle on articule est toujours là, à un degré quelconque; dès que la voix se fait entendre, les vibrations de la glotte ont une fréquence et donnent à chaque instant une hauteur mélodique déterminée; un autre trait est la durée, qui est un aspect physique inéluctable de la parole, puisque les énoncés se développent dans le temps.
Les limites des unités prosodiques ne coïncident pas avec la segmentation de la chaîne qui livre les phonèmes au sens le plus généralement admis du terme. Les faits prosodiques concernent et caractérisent des unités de la chaîne dont les dimensions ne sont pas nécessairement celles des phonèmes. Ces unités sont souvent plus considérables que le phonème, comme la syllabe ou le noyau syllabique qui comporte fréquemment une diphtongue de deux phonèmes. Elles peuvent aussi être plus petites que lui, comme lorsqu’on analyse le noyau
syllabique (qui peut être un phonème unique) en deux mores successives.
Le français est une langue dite à accent fixe, mais même si l’accent n’a pas une fonction distinctive, les différents paramètres acoustiques de l’accent français sont: la durée, l’intensité, la hauteur, le timbre et les pauses. Bien que l’auditeur ne compte pas sur ces paramètres pour appréhender le message, ceux-ci ont un rôle linguistique.
La détermination des groupes accentuels est difficile en français, car cette notion ne se fonde pas sur la notion de mot. S’il s’agit d’une expression figée, plusieurs mots peuvent correspondre à une seule unité de sens, par exemple: des sans culottes et parfois à deux: ils se baignaient sans culottes.
Tout groupe de mots étroitement liés par le sens et non séparés par une pause, est susceptible d’être traité comme une unité accentuelle unique, donc doté d’un seul accent. [10]
On distingue donc deux types d’accent qui désignent des réalités différentes sur le plan structural: l’accent primaire, qui actualise un accent lexical, est marqué par un allongement de durée significative. Et les accents secondaires, des fonctions énonciatives, expressive et/ou rythmique, sont l’intensité et la fréquence fondamentale.
1.3. L’accent primaire et l’accent secondaire
Le mot n’est pas autonome au poit de vue d’accent . Dans l’énoncé les mots sont liés selon des règles de liaison.
Il existe une terminologie pour décrire l‘accent : accent tonique, atone, objectif, interne , lexival , accent de groupe, accent de mot On dit que l’accent toujours retombe sur la dernière syllabe d’où le terme : accent do mot et accent lexical.
Selon M.Grammont, N.S.Troubetzkoy, G.Faure, H. Meschonnic,P.Mertnes, la notion d’accent de mot en français peut être considéré comme pure abstraction, l’accent étant essentiellement un accent de groupe.
Rossi affirme : «L’accent interne est détérminé par des contraintes lexicales et assume une fonction morphomogique , tandis que l’accent externe ou secondaire, est conditionné par des contraintes pragmatique et/ou le rhytmique».[22]
L’accent est considéré inhérent à certans phonèmes , c’est-à-dire que les morphèmes lexicaux sont générateurs d’accents. M.Rossi introduit le concept d’accentème pour désigner une représentation abstraite qui entre dans la définiton des morphèmes et détermine la présence d’un accent lexical virtuel. Donc, l’accent a une fonction distinctive puisqu’il permet distinguer les homophones aux propriétés morphlogiques différentes. Par exemple : /d?/ est accentuable s’il s’agit du morphème lexical dent, il ne l’est pas lorsqu’il correspond au morphème grammatical dans. Bien qu’un interlocuteur, même illettré, le fait grâce au système contextuel qui lui transmet le message. Les morphème qui possèdent l’accentème peuvent justifier la présence d’un groupe intonatif, tandis que les mots fonctionnels sont atones. Les morphèmes grammaticaux n’ayant pas d’autonomie suprasegmantale ne peuvent pas former à eux seuls un groupe intonatif.
«L’enfant qui pleure dans son berceau a mal aux dents».
Dans cette perspective, M.Rossi signale qu’en français l’accent primaire est toujours réalisé sur la denière syllabe pleine à droite. Cet accent primaire est donc un accent de groupe qui organise l continuum sonore, segmente la chaîne parlée en unités prosodiques en vertu d’un jeu de contraintes syntaxiques et rhytmiques. Il contribue ainsi au décodage de l’énoncé en unité linguistiques successives.
Un accent secondaire peut être réalisé aussi bien sur des mots outils que sur des mots courts que sur ds mots longs. Il s’agirait au sens générique du terme d’une distribution variable. La mobilité de cet accent est l’existence de plusieurs accents secondaires foncionnellement différents. Ces accents seraient conditionnés par des contraintes de nature rhytmique, pragmatique et expressive.
- L’accent rhytmique : sa réalisation est liée à un décompte syllabique, elle évite la succession de deux accents dans un même groupe prosodique (exemple : dans mouton blanc, l’accent final du premier mot est déplacé sur la première syllabe pour éviter une collision accentuelle, il s’agit d’un «transmet accentuel») [15]
- L’accent énonciatif, ou accent de focalisation(ou accent d’insistanse, rhétorique, oratoire, intellectif, didactique) tombe sur la première syllabe accentuable du groupe si la syllabe initiale du premier mot lexical commence par une consonne (ex. La voiture). Il est de même si le mot initial vocalique est précédé d’une occlusive laryngale, ou s’il y a enchaînement consonantique avec la consonne finale du mot qui précède (l’enfant,les enfants). Dans les autres contextes, l’accent frappe la deuxième syllabe du mot (ex. appartment).
La porté de cet accnt est donc à la fois le mot énoncé. L’accent énonciatif participe à la hiérarchie informative, il se plie au poids sémantique des mots n contexte et à leur importance effective dans le message, en détachant une unité particulière.
- L’accent emphatique relève de l’expressivité . Les morphème expressifs n’ont
pas de fonction focalisante comme l’accent énonciatif, mais dispose d’un contenu supplémentaire . Ainsi, l’énoncé : Recommencer la disserte ? En prononçant sur un ton aigu la première syllabe du mot disserte rajoute ine information à l’énoncé : Tu pense vraiment ce que tu dis ? L’intonation véhicule un contenu suplémentaire au contenu de l’énoncé en soi.
En effet, si l’accent primaire est un accent régulier, attendu, l’accent sécondaire est variable. Il ya plusieurs façon d’ajuster un énoncé, le locuteur a ses propres stratégies, privilégiant crtains niveaux de construction au détrminent d’autres .
1.4. L’accent d’insistance
L’accent d’insistance permet une mise en relief d’une unité plus petite que le syntagme. On lui attribue plusieurs fonctions, comme les suivantes :
a . oppositive : On ne dit pas `la garçon, mais `le garçon
b. emphatique : C’est `super beau
c. différenciative : Des échanges `humains, `commerciaux
L’accent d’insistance tend à se manifester sur la première syllabe de l’unité linguistique par une force et une durée accrue de la consonne, ou l’introduction d’un coup de glotte, ou encore une montée mélodiqu important.
L’accent d’insistance est un moyen de mise en valeur très typique du français. En français, l’accentuation d’insistance n’est pas conforme au patron accentuel démarcatif attendu. On peut comparer deux énoncés français et anglais. Dans le second, l’insistance est une marque phonostylistique de reportage sportif :
- Et c’est Sen`na qui déborde mainte`nant `Prost
- ``Et c’est ``Senna qui ``déborde mainte``ant ``Prost
- And `now it’s `Senna who is `passing `Prost
- And ``now it’s ``Senna who is ``passing ``Prost
L’insistance ne change rien à la place de l’accentuation linguistique du mot anglais, à l’inverse de ce qui se produit en français. Cela montre bien le rôle linguistique peu important de l’accentuation en français.
D’autre part, la place de l’accent d’insistance devient, en français moderne, beaucoup plus mobile qu’elle ne l’était si l’on croit les prescriptions des phonéticiens et des linguistes.
En français modern l’accentuation d’insistance est pratiquement souple .On entend «Je sais», au lieu de : «Moi, je sais». Les pronoms personnels autrefois accentuables et inaccentuables n’ont plus actuellement les même rapports [18] . Et si les mots outils ne sont pas encore très souvent accentués, n’importe quel terme lexical peut pratiquement l’être aujourd’hui, sous l’influence de discours argumentatifs, radiophoniques et télévisuels.
2. La norme de la prononciation
La norme de la prononciation est fixée par les phonéticiens dans les ouvrages de l’orthoépie, on peut aussi la trouver dans les dicitionnaires, mais les règles de la prononciation doivent être matérialisées comme une sorte de l’énoncé particulière .
Auparavant la langue de la haute société du Paris (le parisien cultivé) a été comme l’exemple de la prononciation . Mais ajourd’hui même la pronociation parisienne a subit les changements. En gardant les particularités obsolètes, elle emprunte les particularités nouvelles aux langues régionales. Les phonéticiens affirment que c’est la langue de la radio et de la télévision qui influence le plus. Ils expliquent cette position de la mainères suivante : le discours des annonceurs entend tout le pays, et les gens tâchent de l’imiter. Mais la langue des annonceurs connaît certains défauts, c’est pourquoi elle est souvent critiquée par les phonéticiens. Dans la plupart des cas les fautes de la prononciation ont été causés par l’orthographe, qui ne correspond pas à la prononciation réelle. Les annonceurs lisent le texte écrit très vite et font les fautes à l’orale. Par exemple, on peut entendre : [demɔkrati] –démocratie, [prezidãntjɛl]-presidentiel. Parfois ils utilisent les liaisons incorrectes : marcher ͜ à pas lents, regarder ͜ attentivement. Il y a des cas quand ils utilisent les liasons interdites : vers ͜ elle.
P.Léon caractérise le discours des incorrectes comme le niveau médial de la pronciation.
Les caractéristiques du niveau médial sont les suivants :
- Dans la position accentuée – conformement avec les règles de l’orphoépie – se réalise clairement par l’opposition de timbre des voyelles [ɔ-o], [œ-ø],[ɛ-e] (avec quelques particularités dans la syllabe finale ouverte), mais la réalisation de [a-ɑ] connaît les hésitations dans la prononciation moderne.
Dans la position inaccantuée il n’y a pas des frontières éxactes dans les caractéristiques de la tonalité. Toutes les oppositions se sont caractérisés par les voyelles-moyennes. Par exemple, [ɔ-o] se réalisent à l’aide d’une voyelle-moyenne entre [ɔ ] et [o].
- L’utilisation des liasons facultatives et [ə ] caduc est doux .
- Le rhytme du discours est caractérisé par irrégularité du remplissage syllabique des groupes accentués.
- La mélodie se développe selon le schéma de quatre niveaux.
Alors, les phonéticiens indiquent que chaque style a sa propre norme de la prononciation. Par exemple, la prononciation de peut-être [pœtɛtr] est correcte, mais la version [ptɛt] est aussi correct dans la langue parlée.
2.1. Le rythme, la pause, la mélodie
Lorsque les syntagmes délimités par l’accent démarcatif sont envisagés d’un point de vue esthétique , on les nomme groupes rythmiques. Le rythme est marqué par la perception de retour d’une proéminence accentuelle.Si la périodicité de l’accentuation s’établit selon une certaine isochronie, on dira qu’on a un rythme régulier, comme dans la versification classique.
La langue française possède un rythmicité syllabique, c’est-à-dire c’est un système où l’articulation des syllabes est plus nette et les proéminences accentuelles réduites. A côté du rythme concernant les variations de durées syllabiques, deux autres manifestations de la rythmicité ont un impact important sur la variation discusive.Ce sont les rythmes produits par la distribution des groupes rythmiques et par leur structure. (Rythme accentuel est déterminé par le nombre de syllabes par groupe rythmique).
Le groupe de souffle est un grouppe phonique terminépar une pause audible. Il peut être très court, comme : oui‖, ou très long : oui il m’a dit qu’il viendrait mais je ne le crois pas‖.Les groupes de soufl peuvent être très irréguliers. Ils sont marqués par différents types de pauses, recensés par Davis et Léon et Duez.
- Pause respiratoire c’st la reprise de souffle nécessaire à phonation.
- Pause grammatical marque la fin d’un énoncé important, d’un pararaphe, d’un discours .Elle peuvent servir à lever une ambiguїté,elle participe alors à la joncture. On dira petites# roues avec une pause de joncture(#) pour faire la différence avec petits# trous.
- Pause d’hésitation augmente en fonction d l’incertitude de prédiction à l’intérieur d’un énoncé, alors que le débit augmente en fonction de la redonance. Il y a deux types de pauses d’hésitation : les pauses véritables et remplies.
Les changements de fréquence des vibrations des cordes sont responsables de la perception des variation de hauteur, dont le déroulement cré la ùélodie de la parole. On définit alors l’intonation comme la structuration mélodique des énoncés. L’intonation organise la dépendence des groupes rythmiques entre eux dans la phrase et les phrases dans le paragpraphe.
Cependant certains linguistes, comme Crystal et Wunderli, considèrent que l’intonation est un donné complexe et qu’une approche paramétrique peut seule en rendre compte, en englobant mélodie, accentuation, tempo,etc., c’est-à-dire l’ensemble des paramètres prosodiques. Il est certain , par exemple, que l’accentuation joue un rôle concomitant avec la mélodie,pour créer l’organisation sémantique de l’énoncé.Le débit, le rythme, les pauses, se combinent eux aussi avc le mélodie pour générer des significations énonciatives plus larges. Au plan théorique la mélodie constitue la substance de l’expression intinative.Sa forme s’organise en contours et niveaux pour constituer des unités intonatives significatives.
2.2 Intonation et discours.
On peut constater que l’intonation peut prendre bien des formes différentes selon les types du discours . La courbe mélodique devient ample, les différence de hauteurs augmentent dans un discours oratoire, comme le sermon ou la déclamation classique. Il y a aussi des formes figées comme celle de la prière ou de la réaction des enfants. On entend tout de suite, même au téléphone,rien que par le rythme et l’intonation , si la radio ou la télévision est en train de difusser une pièce de théâtre,un bulletin d’information ou un discours politique.
C’est que l’intination ne nous donne pas seulement des informations linguistiques mais aussi sur la personne qui parle, son humeur,ses émotions,etc. L’expressivité bouleverse à chaque instant les patrons intonatif. L’intonation de l’ordre 4-2, peut être inversée en 2-4, si on ajoute un ton de menace ou d’agacement . L’impérativité peut aussi se manifester par une articulation plus tendue, une intinsité plus forte, des écarts mélodiques plus importants, comme dans l’exemple suivant, où il y a eu aussi racourcissement des voyelle accentuées :
Donnez-lui donc du thé et du lait !
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Tous les paramètres prosodiques, hauteur, durée, intensité et d’autres, paralinguistiques, comme la tension articularoire, jouent un grand rôle de plus en plus important à mesure qu’on ajoute de l’expressivité au message linguistique.
Il existe de nombreux patrons d’intonation expressive expressives, bien codés, comme ceux des attitudes : surprise, coquetterie, moquerie, doute,etc. D’autres patrons, ceux des émotions simples, comme la joie, la colère, la tristesse, sont également assez facile à reconnaître .Mais lorsque plusieurs émotions se mêlent, l’accord sur leur intérprétation devient difficile.
CHAPITRE 2
1.Les traits phonétiques du français populaire général.
Les principaux traits phoniques dans la langue française ont déjà été relevés par de nombreux descripteurs. Phonématique ou prosodiqu, ces traits sont parfois commun au français familier . Ils ne deviennent proprement populaires que sous trois conditions :
- leur accentuation
- leur mise en relief (sous l’accent, par exemple)
- lorsqu’il constituent une infraction à une règle stricte.
Voici l’essentiel des principaux phénomènes observés :
Jeu des liason. Le français populaire réalise peu ou pas de liason facultatives.Même dans les groupes à forte cohésion, comme quand il pleut, dans un train, où la liason est encore considérée comme obligatoire, on ne l’entend guère.
En faite, ce sont les «fautes» contre les règles de la «bonne» prononciation.Le jeu peut servir à des renforcements expressifs, la liason étant sentie comme une marque de recherche dont on se moque volontiers : « ...des papouilles zozées »
E caduc. Le français populaire supprime beaucoup de E caduc. Il n’est pas , en cela, différent du français familier.Mais la littérature populair attire l’attention sur les suppressions du E caduc en les notant par une apostrophe.
Assimilation. Elle sont surtout consonantiques et procèdent des même mécanismes que celles du français standard. Les plus notables sont celle entraînées par les supression de E caduc : je pense [ʃpã:s].
De plus ce sont des accumulations de nasalité (maintenant [mẽnnã]), des accumulations de point de vue d’articulation (Monsieur [psjø]), et la réduction des consonnes doubles ( Il mourra [ilmura] )
Ellipses de voyelles. Les voyelles inaccentuées tombent souvent, surtout dans les termes grammaticaux : cet, cette – ste, tu as- t’as, déjà - djà, mais alors - m’alors.
Ellipses de consonnes. C’est surtout des groupes consonantiques qui tendent à s’alléger en perdant une consonne : un problème – un prolème, autre chose – ot’chose.
Renforcements phonétiques. Le franàais populaire utilise les même procédés prosodiques de renforcement que ceux du français standard : allongement d’insistance vocalique et consonantique, amplification des courbes mélodiques, etc.Le découpage syllabique est aussi fréquent.
- La variation individuelle et la variation sociale .
La variation individuelle est généralement motivée et relève de l’indice. Elle est d’origine physiologique (indice d’âge ou de sexe) ; psyho-physiologique (indices émotifs) ; pathologique (indice de dysphonie causés par un malfonctionnement des cordes vocales ; indices de nasnnement dus à une division palatine) ; psycho-pathologique (indice de zézaiement de bégaiement) ; ets.
Certains de ces indices peuvent devenir signaux dans l’imitation volontaire qui en est faites, particulièrement dans les cas de la réprésantation de l’âge et du sexe. On aura, par exemple, une production conventionalisée de la voix de la « femme enfant » ou de la voix « efféminée ». Mais on relève des cas inattendus comme l’affectation du zézaiment dans la langue fançaise.
3. Variation dialectale.
On constate des variations de durées vocalique d’une région à une autre , trace d’accents des aniciens dialetces. De nombreuses références sur ces variations sont donées, ainsi que les études des français régionaux dans Les Accents des français par Carton. L’alsacien pourra dire, par exemple : apporter [apɔ:rte], avec la deuxième syllabe longue, à cause du R.
Le français du Canada a hérité des durées étymologiques des dialectes de l’Ouest français. Ainsi les voyelles [a] et [o], en syllabe anciennement fermée, ont tendance à être allongé, comme dans château [ʃa:to], de même les voyelles nasales . Ces durées, très décelables en syllabes inaccentuées, subistent encore dans de nombreux sociolectes au Canada ainsi qu’en France.
La perception de ces phénomènes par une oreille étrangère au groupe est un indice identificateur important.
4. Accent « populaire », régionaux et ruraux
L’accent « populaire » est attaché à l’idée d’une couhe sociale que les sociolinguists français nomment « défavorisée » . La parlure « populaire » n’est circonscrite ni à une seule classe sociale, ni à une seule aire géographique. Elle existe bien à Marseille qu’à Lyon, Strasbours, Brest, Paris, Montréal, Bruxelles ou Genève. Mais il y a un point commun qui est, en même temps un critère différenciatif, c’est l’accent régional.
Ainsi, l’accent particulier à chaque région auglente à mesure que l’in va des classes favorisées des classes défavorisées. L’accent « populaire » donne donc, au départ , l’image la plus authentique du dialecne auquel il appartient. De ce point de vue , l’accent dit « rural » représente aussi bien la parlure « populaire que celle d’un ouvrier de la même région.
A Paris, c’est l’accent rural des paysans et des maraîchers de la région de l’Ile-de-France qui est devenu, avec l’industrialisation de la capitale, le symbole de la arlure ouvrière de cette région.
Dans certains zones rurales, demeurée isolées, l’accent des paysans présente cependant des caractères beaucoup accusés qui permettent de tracer une limite entre accent rural et accent populaire. L’accent rural conserve davantag de traits archaїques, comme la prononciation de consonne finale (le [but] pour le bout), des liasons, des formes anciennes, telle que l’on pour on, etc .Au niveaux prosodique, l’intensité de l’accentuation rurale est presque toujours plus forte que celle des accents populaires, et son intonation plus proche de substrat dialectal.
- Accent familier et accent populaire.
Bon nombre des traits phoniques de français populaire général se retrouvent dans le français familier.La limite entre les deux n’est pas facile à tracer. Il s’agit souvent d’une question de fréquence d’emploi et de distribution mais certaines marques sont aussi plus stigmatisée que d’autres. Le contexte et le statut de locuteur comptent également beaucoup dans le jugement de l’auditeur.
Bernard Pivot dans son émission télévisée d’Apostrophes, a comparé le parler d’un routier tourangeau ayant pris le type parlure prolétaire avec le parler d’un Français prestigieux. Les deux sujets réalisent exactement les même syncopes avec des fréquences très proches pour les principaux phénomènes.
On relève la syncope de [r] , [l] dans pa(r)ce que, quat(r)e, possib(l)e, des réductions alors à [aa:r], mais enfin à [mãfẽ]. Mais le routier se différencie par plusieurs types de syncopes absentes chez Pivot :
- elle m’a dit [amadi]
- ça a [sa]
- c’était [stɛ]
D’autre part, Pivot ne réalise pas de syncopes sous l’accent, du type : ben . Chez lui, lorsque cette forme apparaît, c’est seulement en position inaccentuée, dans des séquence comme : « Bon, ben m’enfin... » Alors que le routier dit plusieurs fois « je crois bien » comme [ʃkRwabɛ̃].
Donc, les syncopes phonématiques et morphologiques sont l’indice d’une parlure familière que l’on retrouve dans toutes les classes de la société.
La différenciation entre les deux types de parlure s’opère au plan linguistique par une fréquence ples élévée des phénomènes de syncope, y compris l’absence de liaisons et d’E caducs, et par l’occurence, en toutes positions, de formes apocopées, pour le cas populaire .
Au plan sociologique, l’accent « populaire » relève de connotations attachées à l’accent de classe ou de dicalecte.
Au plan prosodique, les marques d’accentuation et d’intonation modernes sont modifiées .
Au plan paralinguistique, une voix spéciale est instaurée.
- Typologie du style radiophonique et télévisuel.
Les situations de communication radiophonoqies et télévisuelles entraînetn des types de verbalisation plus ou moins stéréotypées. Le degré de stéréotypie varie avec la personalité du présentateur.
Cristal et Derek ont étudié le commentaire radiophonique d’un match de cricket, comparé au commentaire d’un enterrement. Leur codage du texte est basé sur l’étude auditive et comporte des notations telles que : regestre élevé, accélération du tempo, allegro, crescendo, descrescendo, registre étroit, tendu, monocorde , etc. De la même manière, Parth Bhatt et Pierre Léon ont comparé trois types de styles radiophonique en français canadien : le reportage sportig, la présentation d’un concert et la présentation de nouvelles .
On constate que stéréotypes phonostylistiques les plus nets sont ceux du reportag sportif, qui se caractérise par une variation rythmique et mélodie constante . Le reporter mime ainsi de la voix les accélérations et les ralentissements du jeu et ponctue de changements mélodiques importants les phases d’exploits sportifs.
Une autre caractéristique de la voix des reporters sportif est ceux que leurs énoncés se terminent presque toujours par une note ascendante, renforcée par une intensité accrue, indiquant ainsi une marque sémiotique de suspense coїncidant souvent avec un moment d’angoisse our les « fans »
Monique Callamand et tout un groupe de chercheurs ont observé d’autres types de discours radiophonique ou télévisuels surtout du point de vue prosodique. L’une des caractéristiques les plus souvent notées est la profilération de l’accent didactique, qui se marque non seulement par une accentuation forte mais aussi par le coup de glotte. Le phonostyle des nouvelles est ainsi caractérisé par un rythme haché, mettant en relief le mot plutôt que le syntagme.
Il arrive souvent aussi que les présentateurs, comme beacoup d’acteurs au théâtre, émettent les dernières syllabes d’une phrase avec un intensité décroissante telle que l’auditeur ne les parçoit plus, comme si toute l’énergie avait été dépensée au début de l’amission de la phrase et des groupes sur l’accents d’insistance.
Ivan et Judith Fonagy ont étudié également l’accentuation et les schèmes mélodiques d’un présentateur et d’une présentatrice de la télévision. Ils en dégagent une série de dix règles d’engendrement qui tiennent compte du poids sémantique et du nombre de syllabes par groupe rythmique .L’accentuation du présenteur de nouvelles est très souvent barytonique, c’est-à-dire sur la première syllabe du groupe rythmique et comporte aussi généralement an accent sécondaire. L’ensemble crée ce que Fonagy apelledes arcs accentuels, du genre : zéro heure, les hautes pressions, à l’est des Açores . La mélodie féminine de la présentatrice présente un patron mélodique final montant, précédé d’une dépréssion accusé.

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